L’intérieur de la tour était plus vaste qu’elle ne l’avait imaginé. L’escalier, étroit et en colimaçon, montait le long du mur comme un serpent de pierre, irrégulier et glissant par endroits. Elle posa une main sur la paroi pour s’équilibrer, puis commença à gravir les marches, lentement.

L’ascension fut courte, mais exigeante. La lumière, de plus en plus forte à mesure qu’elle approchait du sommet, filtrait à travers un étroit renfoncement dans le mur. Arrivée au sommet, elle découvrit une pièce circulaire, ouverte sur le ciel par de petites meurtrières. Les murs étaient recouverts de marques, de rainures, de dessins gravés à même la pierre. Certains anciens, rongés par le temps, d’autres plus récents, presque nets.

Au centre, une dalle. Rectangulaire. Lisse.

Elle s’agenouilla, balaya la surface du bout des doigts. Quelque chose était là. Elle s’assit en tailleur et sortit de sa sacoche les feuillets du coffre précédent. Elle les consulta, chercha des correspondances, recroisa les repères. Peu à peu, les éléments se mirent en place. Un schéma. Une séquence. Une logique.

Le vent passait à travers les meurtrières, sifflant doucement comme pour accompagner sa réflexion. Orianne fronça les sourcils, recomposa l’ordre des éléments. Un déclic. Puis plus rien.

Elle ne dit pas un mot. Mais elle sut.