Alors qu’Orianne poursuivait ses recherches dans la forêt de pins de Pornizhan, ses pas la conduisirent vers le vieux port. Les bateaux de pêche y dansaient doucement au rythme des vagues, mais parmi eux, quelque chose d’inhabituel attira son regard : une réplique massive d’un drakkar viking, figée sur la rive comme un vestige d’une époque lointaine.

Le drakkar semblait hors du temps, ses voiles effilochées se balançant légèrement sous la brise. Orianne s’approcha, fascinée. À ses pieds, Lumi avançait sans bruit, reniflant les planches de bois salées, les oreilles à l’affût. Sur la coque, des gravures complexes en forme de runes et de motifs entrelacés semblaient raconter une histoire. Mais ce n’était pas seulement un objet décoratif. Elle savait que ce bateau cachait quelque chose d’important, un indice pour la suite de sa quête.

Cependant, un obstacle se dressa sur son chemin : le drakkar était entouré par un enclos de bois robuste, verrouillé par une chaîne épaisse et un cadenas rouillé. Sur le cadenas, un étrange motif en spirale semblait gravé, comme une énigme à résoudre. Orianne soupira, se demandant comment accéder au bateau. Lumi, assis à ses côtés, observait le cadenas, la tête légèrement inclinée, comme s’il partageait sa perplexité.

En inspectant de plus près, son attention fut attirée par les runes gravées sur la coque du drakkar. Chaque rune semblait liée à un symbole, formant un labyrinthe complexe. Mais sans une clé ou un indice clair pour comprendre ce qu’elles signifiaient, elle ne pouvait avancer. Le mystère était là, presque tangible, mais encore hors de portée.

Le temps pressait. Les ombres s’allongeaient sur le port, et l’idée de rester coincée ici sans solution lui pesait. Elle recula pour observer le drakkar sous un autre angle, espérant que l’inspiration viendrait. Lumi, à ses côtés, leva le museau vers le ciel changeant, ses yeux fixés sur les reflets mouvants de la mer. Chaque détail comptait : les runes, le cadenas, même les reflets de la mer qui semblaient danser sur la coque. Elle savait que la réponse devait être là, cachée à la vue de tous, ou presque.