Le matin était clair. Orianne rangea soigneusement le dessin dans sa besace, jeta un dernier regard à la cabane rouge couleur grenade, et referma doucement la porte derrière elle. Le feu était froid. La nuit fraîche avait fait son travail.
Elle descendit jusqu’à l’anse où son embarcation l’attendait. Lumi trottinait à ses côtés, attentif, silencieux, comme s’il sentait que la suite comptait.Le vent s’était levé quand elle hissa la voile. Pas fort. Juste ce qu’il fallait. Les îles passaient lentement, une à une. Elle les observait sans s’arrêter. Ce qu’elle cherchait n’était plus ici.