Le vieux grimoire qu’Orianne avait découvert à bord lui avait soufflé un nouvel indice, toujours aussi énigmatique.
Les mots, tracés à l’encre noire et délavée, semblaient l’orienter vers un recoin oublié du navire. Une sorte de grenier marin, dissimulé sous les planches supérieures, presque secret. C’était un espace voûté, niché entre les flancs du drakkar, juste au-dessus de la cale.
Elle y accéda par une échelle étroite, grinçante, et dut se pencher pour ne pas heurter les poutres basses. L’endroit baignait dans une lumière tamisée, filtrée par les interstices du bois, et résonnait d’un souffle profond et régulier, le murmure lointain des vagues contre la coque.
Lumi grimpa souplement derrière elle, ses yeux luisant doucement dans la pénombre, curieux et silencieux. La poussière dansait dans les faisceaux dorés de lumière. Des cordages enroulés, des coffres fermés par des verrous rouillés et des toiles oubliées s’amoncelaient tout autour. Il resta près d’elle, le museau frémissant, comme s’il percevait quelque chose au-delà de ce que les yeux pouvaient voir. En faisant lentement le tour de la pièce, Orianne repéra un objet qui attira immédiatement son attention.